Nicolas de Tavernost, PDG de LFP Média depuis avril 2025, a officialisé sa démission mercredi 11 février lors d’un conseil d’administration de la LFP, marquant un séisme dans l’audiovisuel sportif français. Cette annonce, relayée en matinée, intervient après l’échec retentissant de Ligue 1+ sur les droits TV de la Coupe du monde 2026.
Choc en direct à la LFP
La nouvelle a éclaté au terme d’une réunion houleuse du conseil d’administration, réuni en urgence. Interrogé par Le Monde, de Tavernost assume : il refuse de « s’accrocher durablement » sans un soutien unanime des clubs pour Ligue 1+, la plateforme SVOD lancée sous sa houlette pour capter abonnés et revenus. Il assure l’intérim jusqu’à la nomination de son successeur, évitant un vide brutal à l’antenne.
Échec cuisant sur la Coupe du monde
Le coup fatal : beIN Sports a soufflé à Ligue 1+ les droits des 104 matchs du Mondial 2026 (et 2030), malgré un accord quasi scellé avec la FIFA. Le patron adjoint de beIN, Yousef al-Obaidly, a officialisé la victoire, renforçant la domination qatarie sur les gros événements foot. De Tavernost laisse planer des accusations contre Nasser al-Khelaïfi (PSG/beIN), pivot d’influences au sein de la FIFA.
Un parcours TV jalonné de crises
Recruté pour redresser la branche média de la LFP, l’ex-PDG de M6 et ex-propriétaire des Girondins pilotait Ligue 1+ face à un marché TV en lambeaux. Moins d’un an plus tard, il plie bagage, miné par les tensions récurrentes sur les droits audiovisuels. Ce départ fragilise la réception télévisée du foot français, déjà éclatée entre beIN, Canal+ et plateformes numériques.
