Bertrand Mandico frappe à nouveau avec « La Déviante Comédie », l’une des premières exclusivités phares de la plateforme Sooner. Plus qu’un film, cette œuvre hybride bouscule les codes du septième art pour proposer une expérience télévisuelle radicale, entre comédie musicale macabre et transe expérimentale.
Un objet filmique non identifié (OFNI)
Dès les premières secondes, le ton est donné : « La Déviante Comédie » ne se revendique pas comme un film traditionnel. Bertrand Mandico, véritable « cinéaste-plasticien », nous invite dans un dispositif qui tient davantage de l’installation d’art contemporain ou de la performance filmée.
L’intrigue, si l’on peut parler de narration linéaire, nous plonge dans un monde ravagé par un virus. Au milieu du chaos, Octavia Foss met en scène une adaptation musicale de Conann La Barbare. Mais ici, la fiction dévore la réalité : les actrices finissent par être « contaminées » par l’essence même de leurs personnages.
Une esthétique « Trash et Pailletée »
Fidèle à son univers, Mandico utilise le split-screen (écran scindé) pour fracturer la perception du spectateur. On y retrouve ses thèmes de prédilection :
- La chair et la pellicule : Une fusion organique et visuelle constante.
- L’esthétique punk : Un mélange de paillettes, de cuir et de textures sales.
- L’urgence de créer : Un chant du cygne où l’art devient l’unique réponse face à la mort.


À qui s’adresse cette expérience ?
Il est important de préciser que cette œuvre est à réserver à un public averti. On flirte ici avec toutes les limites — de genre, de forme et de bienséance. C’est une comédie musicale expérimentale qui ne cherche pas à plaire au plus grand nombre, mais à provoquer une réaction viscérale.
Ce n’est pas du cinéma de divertissement, c’est une plongée dans un « théâtre halluciné ». Si vous cherchez une narration classique, passez votre chemin. Si vous voulez tester les limites de votre écran, foncez.
Pourquoi regarder « La Déviante Comédie » sur Sooner ?
Le lancement de la plateforme Sooner marque une volonté de proposer un catalogue d’auteur exigeant et audacieux. Choisir Mandico comme fer de lance pour ses exclusivités confirme le positionnement « cinéma d’art et d’essai numérique » de la plateforme. C’est le rendez-vous idéal pour les cinéphiles en quête de sensations fortes et de nouvelles formes narratives.
Disponible dès le 7 mars sur Sooner.
