Critique de « Peaky Blinders: The Immortal Man » : Le dernier tour de piste de Tommy Shelby sur Netflix

Peaky Blinders: The Immortal Man. (L to R) Rebecca Ferguson as Kaulo, Cillian Murphy as Tommy in Peaky Blinders: The Immortal Man. Cr. Robert Viglasky/Netflix © 2026.

Robert Viglasky/Netflix © 2026.

Après six saisons de tension, de fumée et de sang, la saga des Shelby tire sa révérence avec « The Immortal Man ». Disponible sur Netflix depuis le 20 mars 2026, ce long-métrage tant attendu propulse le clan de Birmingham dans l’enfer de la Seconde Guerre mondiale. Pari réussi pour Steven Knight ? Voici notre verdict.

Un final explosif sous les bombes de Birmingham

L’intrigue nous plonge en 1940. Tommy Shelby (Cillian Murphy), vieilli et marqué par les années, a troqué son empire pour un exil solitaire. Mais la tranquillité est de courte durée : alors que les nazis menacent l’économie britannique par un réseau de fausse monnaie, Tommy est contraint de sortir de l’ombre pour sauver son héritage et son fils, Duke (Barry Keoghan).

Un casting cinq étoiles pour un adieu magistral

La force du film réside indéniablement dans sa distribution. On y retrouve les piliers de la série :

  • Cillian Murphy : Toujours aussi magnétique, il livre une performance habitée d’un homme hanté par ses démons.
  • Sophie Rundle (Ada) et Stephen Graham (Hayden Stagg) : Ils assurent la continuité émotionnelle avec brio.
  • Les nouveaux venus : Rebecca Ferguson apporte une touche mystique fascinante en Kaulo, tandis que Tim Roth campe un antagoniste glacial qui donne du fil à retordre aux Shelby.

Une esthétique fidèle à la légende

Côté réalisation, Tom Harper (déjà à l’œuvre sur la saison 1) ne déçoit pas. La photographie est sublime, capturant l’atmosphère poisseuse et sombre de Birmingham avec une précision chirurgicale. Les jeux de lumière dans les usines de munitions et les scènes de bombardements offrent un spectacle visuel d’une rare intensité, rendant parfaitement hommage à l’esthétique « Peaky ».

Visuellement, le film est un chef-d’œuvre. Chaque plan transpire l’ADN de la série originale, entre brume industrielle et ralentis iconiques.

Un film pour les fans, par les fans

Si The Immortal Man est une conclusion épique, il n’est pas exempt de petits défauts :

  1. Exigence narrative : Le film est conçu comme une suite directe. Les néophytes risquent de perdre le fil des alliances complexes et des références au passé des Shelby.
  2. Rythme effréné : Condenser ce qui aurait pu être une saison de 6 épisodes en moins de 2 heures impose un rythme soutenu qui laisse parfois peu de place au développement des nouveaux personnages.

Faut-il le regarder ?

Oui, absolument, si vous avez suivi les aventures de Tommy Shelby depuis le début. C’est une lettre d’adieu brutale et poignante à l’un des personnages les plus emblématiques de la télévision moderne.

Alors, Tommy Shelby a-t-il enfin trouvé la paix ou a-t-il tout réduit en cendres ?

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