Antoine de Caunes, Lio, Cabrel… Quand les enfants terribles des eighties se confessent sur France 4 dans La génération des « Enfants du rock »

La génération des « Enfants du rock »

Préparez le pop-corn et sortez le walkman du grenier. Ce dimanche soir, à 21h, France 4 propose en effet un documentaire-événement. D’abord, il devrait parler à toute une génération. Ensuite, il fera découvrir aux plus jeunes ce que voulait dire « vivre à fond ». Et ce, bien avant Spotify ou les stories Instagram. Au menu : Antoine de Caunes, Louis Bertignac, Francis Cabrel, Lio et Caroline Loeb. On retrouve également Bernie Bonvoisin, Axel Bauer, Jacky Jakubowicz, Marc Toesca et Jeanne Mas. Au total, dix grands témoins reviennent sur leur décennie favorite. Tous ont en effet vécu les eighties comme une grande fête. Quelque part entre folie douce et gueule de bois carabinée.

Tout commence d’abord en 1977. La déflagration punk des Sex Pistols sert alors de coup d’envoi. Puis tout s’achève en 1989, dans la poussière du mur de Berlin. En toile de fond, on entend les Bérurier Noir. Entre ces deux bornes, une jeunesse française survoltée s’invente une nouvelle vie. Et ce, à mille à l’heure. « D’un seul coup, on a rafraîchi un peu l’inspiration, la manière de s’habiller, de se comporter, de consommer, de s’amuser, de profiter de l’époque, profiter de la vie », résume ainsi Antoine de Caunes.

Pour autant, ce n’est pas qu’une affaire de mode ou de coiffure. Tout se mélange, et tout explose. « Le grand truc des années 80, dans ce tourbillon, c’est que ça explose, ça éclabousse », s’amuse également Lio. Le rock, plus que jamais, devient surtout une attitude. C’est aussi un mode de vie, et même un terrain de jeu sans frontières. « Y a pas de chapelles, tout le monde se mélange, et tout se croise », confirme par ailleurs Caroline Loeb.

D’autre part, le film fait la part belle aux confidences savoureuses. « Quand tu es ado, le premier acte de révolte, c’est de ne pas faire ta chambre ! », glisse par exemple Bernie Bonvoisin. À travers leurs souvenirs, les dix témoins dressent ainsi un portrait sans filtre. Celui d’une époque qui a osé tous les excès. « Les années 80 ont tout révolutionné et elles ont été très vigoureuses, technologiques, remplies de couleurs et très gaies. On s’amusait énormément », abonde de son côté Jeanne Mas.

Pour Axel Bauer, c’est même là que tout bascule. « Le rock des années 80, il part un peu dans toutes les directions et ça modifie la façon dont on voit la musique, le rock en tant qu’art de vivre. » Le documentaire est par ailleurs construit entièrement à partir d’archives musicales et d’actualités de l’époque. Au final, ce voyage dans le temps fait revivre une jeunesse libre, drôle et un brin cabossée. Mais surtout terriblement attachante.

Documentaire de Stéphane Bergouhnioux (2026).

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