Disponible dès ce jeudi sur Netflix, Les Lionnes raconte comment cinq femmes ordinaires, enfermées dans une réalité sociale et financière étouffante, basculent dans l’illégalité pour tenter de s’en sortir. Une série nerveuse qui s’installe rapidement dans l’urgence et pose une question simple mais vertigineuse : que reste-t-il quand il n’y a plus d’issue légale ?
Des vies sous pression
La série prend le temps de présenter le quotidien de chacune : menace de retrait d’enfants, violences psychologiques, précarité persistante. Ces trajectoires, sans fioritures, installent un climat de tension sociale crédible et donnent du poids à leur décision. Quand le braquage devient une option, il apparaît moins comme un coup d’éclat que comme une fuite en avant inévitable.
Le braquage comme moteur narratif
Déguisées en hommes, elles braquent une banque. 36 280 euros plus tard, l’adrénaline laisse place à une mécanique incontrôlable. Police, politiques et voyous entrent dans la danse, tandis que l’identité réelle du groupe reste insoupçonnée. Le format court joue ici en faveur de la série : le rythme est tendu, les enjeux montent vite et certaines situations, parfois bien drôles, viennent alléger un récit globalement sous pression.
Un casting plutôt efficace
Portée par Rebecca Marder, Zoé Marchal, Naidra Ayadi, Pascale Arbillot, Tya Deslauriers, aux côtés de François Damiens, Jonathan Cohen ou Sami Outalbali, Les Lionnes s’appuie sur un casting solide, déjà bien identifié par le public. L’ensemble fonctionne, sans surjeu, et soutient une série qui privilégie l’efficacité à la surenchère.
Série action de Olivier Rosemberg (2026)
Avec : Rebecca Marder, Zoé Marchal, Naidra Ayadi, Pascale Arbillot, Tya Deslauriers, François Damiens, Jonathan Cohen…

