Disponible sur Netflix le 20 février
Un incendie de forêt force l’évacuation d’une zone isolée.
Dans la confusion, une fillette disparaît.
La peur monte, la rumeur enfle, et un voisin discret, Santiago, devient le coupable idéal.
Mais dans la moiteur du chaos, la frontière entre menace réelle et peur collective se brouille dangereusement.
Un thriller en trois actes
- Le feu
La menace visible, brutale, spectaculaire. - Le soupçon
La peur se déplace vers l’humain, le discours déraille. - La révélation
La vérité éclate, simple, dérangeante : le pire était ailleurs.
Ce que raconte Coupe-feu
Victori filme la rumeur comme une contamination.
Sous la pression, les certitudes s’effondrent : l’écoute disparaît, le langage déforme, et la peur crée son propre récit.
Le feu reste souvent hors champ ; c’est la suspicion qui consume les personnages.
Santiago, la figure du soupçon
Ni monstre ni martyr, Santiago (Enric Auquer) incarne l’altérité que le groupe rejette quand la peur domine.
Le film décortique, sans effet de manche, le mécanisme du bouc émissaire.

Réalisation & jeu
Mise en scène épurée, tension constante, silences lourds : David Victori installe un malaise progressif, presque étouffant.
Belén Cuesta livre une performance maîtrisée, oscillant entre douleur et obstination, tandis que le décor — la forêt — devient un espace mental, à la fois lieu de fuite et miroir de la panique.
Lecture sociale
Sous le vernis du thriller, Coupe-feu s’interroge sur la peur de l’autre, l’instinct de survie et la violence du soupçon.
Chaque personnage agit par besoin d’apaiser sa propre angoisse, quitte à nier la vérité.
Le feu n’est qu’un prétexte ; la véritable combustion est celle de la confiance.
Pourquoi Screen+ recommande Coupe-feu
- Une construction claire et symbolique
- Une tension psychologique constante
- Une réflexion fine sur la peur collective
- Un usage du hors-champ puissant et atmosphérique
Un thriller tendu et lucide, où le vrai danger n’est pas dans les flammes, mais dans le regard des autres.
