Le diplôme sur TF1 : repasser le bac, une seconde chance à l’âge adulte ?

LE DIPLÔME

Philippe Leroux / Habanita / Federati

Diffusé tous les lundis à 21h10 dès le 12 janvier sur TF1, Le diplôme est une fiction tournée en avril dernier en région parisienne qui s’intéresse à une situation universelle et profondément intime : l’absence du baccalauréat, ce sésame longtemps perçu comme indispensable pour avancer dans la vie. À travers une galerie de personnages adultes, la série interroge la notion de seconde chance et la possibilité de se réconcilier avec son passé scolaire… mais jusqu’où cette promesse peut-elle tenir sur la durée ?

La série suit Delphine (Clémentine Célarié), Leïla (Camille Lellouche), Pierre (Guillaume Labbé), Sam (Bernard Campan), Hussein (Ahmad Kontar) et Jen (Julie Sassoust). Six personnages âgés de 21 à 66 ans, que rien ne prédestinait à se rencontrer, réunis pourtant par une même décision : s’inscrire au lycée pour adultes de Paris afin de passer leur bac.

Le scénario repose sur une idée volontairement simple, presque évidente, mais qui gagne en épaisseur grâce aux parcours de vie de chacun. Derrière le retour sur les bancs de l’école se cachent des histoires personnelles complexes, marquées par des difficultés sociales, familiales ou de santé. Cette sobriété narrative permet à Le diplôme d’éviter l’effet de démonstration et de rester accessible, tout en donnant de la place à l’émotion.

Si la série ne cherche pas à révolutionner le genre, elle s’appuie sur un casting solide pour maintenir l’intérêt. Clémentine Célarié, Bernard Campan ou encore Camille Lellouche apportent une crédibilité immédiate à ces “héros du quotidien”. Autour d’eux, Vanessa Guide, Marc Riso, ainsi que la participation d’Isabelle Gélinas et Charles Berling, complètent un ensemble cohérent.

Le récit prend le temps de s’attarder sur les fragilités de ses personnages, comme Delphine, marquée par un passé conjugal violent, ou Sam, affaibli par des problèmes cardiaques et face à un père qui semble être sans lien d’affections pour son fils. Ces trajectoires, parfois lourdes, sont régulièrement contrebalancées par des touches d’humour, donnant à la série un ton oscillant entre gravité et légèreté.

Le diplôme n’est clairement pas la série de l’année. Son écriture reste classique et son ambition mesurée. Pourtant, grâce à un casting bien choisi et à un propos humain, la fiction se révèle agréable à suivre. Touchante sans être joyeuse, parfois drôle sans forcer le trait, elle réussit à donner de l’épaisseur à une histoire pourtant très simple. Une création réussie pour TF1, qui assume sa modestie et trouve sa force dans la sincérité de ses personnages.

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