Faites entrer l’accusé : Tout savoir sur l’affaire Ségalat

FAITES ENTRER L'ACCUSÉ: NUIT TRAGIQUE AU MOULIN

Newen

Ce soir, RMC Découverte propose un numéro fort de Faites entrer l’accusé. La chaîne rediffuse l’épisode « Nuit tragique au moulin ». Le magazine plonge dans la troublante affaire Ségalat. Ainsi, rendez-vous ce dimanche 17 mai 2026 à 21h10. L’enquête helvétique a longtemps divisé la justice vaudoise.

Tout commence le samedi 9 janvier 2010. À 21h16, les secours suisses reçoivent un appel affolé. En effet, un homme leur annonce un drame. Selon lui, la compagne de son père vient de mourir. Le décès survient au moulin de Vaux-sur-Morges, un hameau paisible. Ce village se trouve à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. Par ailleurs, l’appelant affirme avoir tenté de la réanimer pendant près d’une heure.

Sur place, les enquêteurs découvrent un spectacle terrible. La victime s’appelle Catherine Ségalat. Cette élue locale gît au pied d’un escalier très raide. De plus, son crâne porte une fracture nette. L’auteur de l’appel n’est autre que son beau-fils, Laurent Ségalat. À 45 ans, ce généticien français reconnu travaille à Lausanne.

Cependant, le tableau intrigue très vite les policiers. D’abord, le visage, le cou et les mains du quadragénaire portent des griffures. Ensuite, certaines pièces semblent fraîchement nettoyées. Puis, les enquêteurs trouvent des linges tachés de sang. De plus, quelqu’un a lavé le sol. Enfin, le suspect a changé de chemise avant l’arrivée de la police. Banale chute ou mise en scène ? Ce coup de fil va donc déclencher plus de deux ans d’instruction, trois expertises médico-légales et deux procès.

L’épisode revient sur un destin judiciaire hors norme. D’abord, Laurent Ségalat passe vingt-huit mois en détention provisoire. Puis, le tribunal d’arrondissement de La Côte le juge pendant huit jours. Finalement, le 1er juin 2012, les magistrats l’acquittent au bénéfice du doute. Cependant, ce soulagement reste de courte durée.

En effet, le ministère public fait appel. Ainsi, le 30 novembre 2012, la cour d’appel pénale du canton de Vaud rend un nouveau verdict. Cette fois, les juges déclarent Laurent Ségalat coupable du meurtre de sa belle-mère. Par conséquent, ils le condamnent à seize ans de réclusion. Néanmoins, le Tribunal fédéral se saisit ensuite du dossier.

En septembre 2013, la haute juridiction confirme la culpabilité. Toutefois, elle annule la peine pour motivation insuffisante. Dès lors, l’affaire revient devant la cour d’appel lausannoise. Finalement, les juges prononcent une peine réduite à quatorze ans de prison. Cependant, Laurent Ségalat ne purgera jamais cette peine en Suisse. En effet, il s’est réfugié en France, dont il possède la nationalité. La Suisse a donc diffusé un mandat d’arrêt international contre lui. Mais Paris n’extrade pas ses ressortissants. Aujourd’hui encore, ce dénouement bancal alimente le débat entre les deux pays.

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