Dans Les Chèvres de ma Mère, le spectateur découvre une histoire profondément humaine : celle de Maguy, qui fabrique du fromage de chèvre depuis quarante ans, et d’Anne-Sophie, la jeune agricultrice qu’elle prépare à reprendre son troupeau. Un passage de relais qui, loin d’être anodin, questionne l’engagement, la rigueur du métier et l’attachement intense à une vie façonnée par la nature.
Un métier, une vie, un héritage
À l’approche de la retraite, Maguy doit se résoudre à transmettre ce qui a constitué l’essence de son quotidien : ses chèvres, son savoir-faire et sa manière respectueuse d’aborder le vivant. Ce moment charnière met en lumière la difficulté de laisser partir ce qu’on a construit au fil des décennies, mais aussi la force de cette tradition agricole qui repose avant tout sur la passion et la patience.
Le défi d’Anne-Sophie
Pour Anne-Sophie, reprendre le flambeau implique de s’approprier un métier exigeant autant physiquement qu’émotionnellement. La relation entre les deux femmes, parfois heurtée mais toujours sincère, illustre un apprentissage qui dépasse la technique : il s’agit d’intégrer une philosophie, un rapport au travail et à la terre transmis avec exigence.
Le documentaire, couronné du César du meilleur film documentaire en 2015 et sélectionné au Filmfest Hamburg en 2014, s’impose comme un témoignage rare sur la transmission agricole.
Documentaire de Sophie Audier (2013)

Les Chèvres de ma Mère
le lundi 17 novembre à 21h05 sur TV5MONDE FBSM
