Ponies, que vaut cette nouvelle arrivante sur HBO Max

Ponies

NBC Universal

Rendez-vous le 28 mai sur HBO Max pour la sortie d’une nouvelle série. Moscou, 1977. Deux femmes que personne ne remarque, des « Ponies », dans le jargon feutré des services secrets, entendez des personnes sans intérêt, travaillent dans l’ombre comme secrétaires à l’ambassade américaine. Jusqu’au jour où leurs maris respectifs sont retrouvés morts dans des circonstances aussi mystérieuses qu’inexpliquées sur le sol soviétique. Forcées de sortir de l’ombre, elles vont se muer en agents de la CIA : Bea, fille d’immigrants soviétiques, suréduquée et parfaitement russophone, et Twila, fille d’une petite ville aussi coriace qu’imprévisible. Ensemble, elles s’attaquent à une vaste conspiration de Guerre froide dans une série portée par deux actrices au sommet : Emilia Clarke (Game of Thrones) et Haley Lu Richardson (Five Feet Apart), épaulées par Adrian Lester. Mais HBO Max nous livre-t-elle enfin la grande série d’espionnage féminin qu’on attend depuis si longtemps ?

La réponse est, hélas, mitigée. Ponies s’installe confortablement dans la catégorie des séries attrape-abonnés : regardable, mais sans relief. L’intrigue, pourtant riche en potentiel, peine à décoller : les dialogues s’étirent, le rythme s’enlise, et l’on peine à ressentir la tension que le contexte de la Guerre froide aurait pu générer. Ni vraiment captivante, ni franchement mauvaise, la série s’adresse avant tout aux inconditionnels du genre espionnage ou aux dimanches de pluie en manque d’alternatives. Pour les autres, le catalogue HBO Max en offre des dizaines de plus convaincantes.

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